Les beaux jours sont de retour mais un troisième confinement vient d'être de nouveau déclenché. Alors que le reste de l'Europe a « profité » de l'hiver pour tenter de faire baisser les courbes, en France que nenni ! Ici, on a le droit à un couvre feu et un confinement qui, techniquement soyons honnêtes, n'en n'est pas vraiment un. Il suffit de regarder les infos du soir montrant les grandes villes françaises pour le constater. Difficile de reprocher aux citadins français de profiter du peu de libertés que l'état leur laisse. Ici, à la campagne, il est toujours plus facile de trouver un coin tranquille pour respirer et se dégourdir les guibolles sans avoir besoin de prendre un métro, un bus, un train de banlieue ou de virer paranoïaque et coupable à la vue de la moindre force de l'ordre. La pression quotidienne n'est clairement pas la même. Alors que le printemps est officiellement arrivé et que les températures montent, les actes de désobéissance civile risquent donc de se multiplier. C'est que la population en a clairement ras le bol mais continue tant bien que mal à se conformer à des directives loufoques et souvent incohérentes, mais pour combien de temps ? Se sentir coupable d'être dehors, d'être un patient potentiel de plus qui rempli les réas, d'être une charge pour les soignants qui galèrent dans des hôpitaux sous équipés et en sous-effectifs, est-ce donc là dessus que le gouvernement mise toujours pour faire courber l'échine à un peuple déjà éreinté ? Alors, certes, personne n'a envie de tomber malade ou de voir disparaître les plus fragiles par sa faute, mais cette situation ubuesque ne peut continuer indéfiniment et les comptes devront être réglés un jour. Les élections présidentielles sont à l'horizon et la communication gouvernementale va tenter par tous les moyens de faire oublier le palmarès de ratés qu'ils ont infligé au pays en agitant l'épouvantail de l'extrême droite. Espérons que les plus épuisés d'entre nous ne tomberont pas dans cette arnaque démocratique et que le monde de demain soit comme les jours de la saison... de plus en plus lumineux.

Tristan Geoffroy