Le Minervois, dans son corps, se prépare à l'assaut. Tous ces petits peuples du Nord qui vont se presser sur les routes pour atteindre ces Suds rêvés, ressortent dans leur tête la promesse d'un moment nécessaire : la pause d'été, la pause chaude, la pause rosé. Image d'Epinal, soleil rouge, peau croquante, abricot à gogo, rivières fraîches, cigales au barbecue. Jusqu'à quand est ce que ça va durer cette histoire ? Depuis quand faisons-nous rêver le monde avec des reliques antiques de mythes grecs, d'ambiances romaines ? Est-ce un besoin de retour aux origines ? De chaleurs originaires plasmiques ? Ou plutôt le désir de brûler son temps pour oublier, le moment d'un congé, le rythme effréné de nos occidents durs et froids ? L'appel du Sud s'est largement démocratisé. Il tient peut-être son origine au cinéma, image d'une Bardot moitié nue dansant dans les bras d'hommes tanniques, alors que les stars et les milliardaires se ruaient en suivant sur les côtes et dans les garrigues. Il ne fallait que quelques décennies pour que chacun chacune tente de révéler la déesse (ou le dieu) en elle (ou lui) et se vautre sur les rayons de soleil et les marchés d'été. Un seul but : chausser ses lunettes des soleil et ne rien faire les pieds dans l'eau. En Minervois, l'offre est belle, les touristes ont la possibilité de varier et enrichir leur séjour de stars avec de nombreuses propositions. Car si la midinette est alanguie sur son transat, la mère de famille, la quadra, le retraité ou le jeune cadre pourra largement nourrir son besoin inconsolable de découvertes et de rencontres. Le Minervois, sous ses airs de campagne rustique est une pépinière d’actualités culturelles, de sites et lieux intéressants. Depuis l'abbaye de Caunes jusqu'au canal du Midi en passant par les fanfaronades de Capestang, le territoire est maillé d’événements, dès ce week-end et pour deux mois ! Dur dur !
Catherine Jauffred