Pour moi, qui suis d’une certaine génération, les fleurons de la chanson française, ce sont Brassens, Brel, Ferré, Barbara, Anne Sylvestre, et puis les engagés Colette Magny, François Béranger... et j’en oublie. Ensuite les Souchon, Cabrel, Renaud et puis les groupes un peu parisiens les Têtes Raides, Tryo... avec qui, je le dis, j’ai moins d’affinités artistiques.

A Béziers, nous avons Corentin Coko, chanteur, musicien, auteur-compositeur, qui foule les scènes nationales depuis un certain temps en allant même, parfois, retrouver des chansons oubliées et au demeurant, magnifiques. Il sort un nouvel album : « Coko, un nom d’oiseau ». Très belle production, bons musiciens, bon mix, textes ciselés.

Étant un peu hermétique à la poésie réaliste des chanteurs-auteurs français, j’ai demandé à mon fils qui a une vingtaine d’années et qui est passionné de littérature, d’écouter le dernier album de Coko et de le commenter. Je vous livre ses impressions : « Imprégné de cet héritage dans lequel son œuvre prend racine et dont sa créativité transcende les frontières, Coko dit avec ses yeux les mots tranchants et doux qui dépeignent son époque, il rend compte de ce ciel dénudé qui laisse infuser chanson et poésie. Traversant les sujets, du plus futile au plus grave il réalise la prouesse de les rassembler côte à côte
sous le signe d’un seul point d’encrage, le verbe. Les « nouveaux messies », au zénith presque de cet album, en est la représentation la plus parfaite alliant singularité du style et désinvolture révolutionnaire pour « crucifier » le ridicule de son temps. Voilà la confession d’un enfant du siècle. »

Brassens, Ferré, ont eu, à leur époque, des chansons censurées sur les radios et télévisions, parce qu’en temps de crise politique et sociétale, ils chantaient ce que les petites gens avaient besoin d’écouter pour sentir qu’ils étaient unis face à l’oppresseur. HK et son « danser encore » nous a quand même fait du bien pendant la crise covid. Coko, c’est à toi...!