Cette semaine nos députés doivent étudier le projet de loi sur les retraites. Cette farce continue à susciter indignation au sein de tous les camps. Elle est, à elle seule, une caricature de ce qui nous arrive de pire en politique, mais la logique capitalistique engagée veut finir son travail. A voir l'ampleur du désastre qu'elle produit, il ne reste plus qu'à hâter sa fin. Il n'est assurément pas nécessaire d'attendre sa réforme ou une évolution de sa politique, en imaginant qu'elle va résoudre les dérives qu'elle a elle-même produit. Ceux qui font ce monde ne vont pas le défaire. Et chaque nouvelle mesure semble aller dans ce sens. Aujourd'hui, en face du gouvernement, quasiment toutes les catégories sociales se rallient pour demander le changement. A une politique de capitalisation on demande une économie de solidarité. A une politique à court terme est souhaité le retour du long terme. A une politique de financiarisation on demande une politique de redistribution. Au choix de l'économie sur la culture ou l'éducation, il serait souhaitable de miser sur l'éducation des nouvelles générations, celles qui devront répondre à l'urgence climatique, celle-là même qui devrait déjà être la première de nos préoccupations. Catherine Jauffred