À peine sortis de 2020, nous voici déjà plongés dans une continuité que l'on aurait préférée absente, comme si par magie, quand le calendrier se remet à zéro, le monde autour de nous subissait le même sort. Malheureusement, il n'en n'est rien et 2021 et bel et bien la continuité de sa grande sœur. Alors, autant commencer l'année en se rappelant que l'humanité a toujours réussi à faire face à l'adversité en faisant front commun. Les divisions n'ont jamais été porteuses de solutions et les enfants de l'école de la calandreta Los Cascamèls de Rieux Minervois l'ont bien compris. En plantant un arbre de la paix avec les enfants, l'équipe enseignante compte bien rappeler aux écoliers que la paix n'est jamais définitive et que c'est un travail constant de compromis, de discussions et de sensibilisation. Il faut dire qu'avec cette crise pandémique qui n'en finit plus de finir, les antagonismes sont légions : pour ou contre les mesures gouvernementales, pour ou contre le masque, pour ou contre le vaccin, j'en passe et des meilleures. L'adversité ne manque pas et dans cette période troublée, retrouver un peu de sérénité (du moins en apparence pour les enfants) ne pourrait être que salvateur pour les plus jeunes. Avec les avalanches de mises à jour sanitaires et de nouvelles anxiogènes, servir de filtres et de barrage pour protéger nos plus jeunes s'impose désormais comme une nécessité histoire de ne pas finir avec une génération sous anxiolytiques. Commençons donc l'année en essayant de redonner aux enfants un peu de cette naïveté légitime qui s'étiole trop souvent bien vite, face à la froideur glaciale des bulletins de nouvelles et nos réactions qui en découlent.

Tristan Geoffroy