Ces dernières années, la majorité des pays ont affirmé que chacun devrait réduire ses déchets issus de la production énergétique. Ici en France, on nous rappelle continuellement qu’il est vital pour nous d’inverser les effets du changement climatique que le monde s’est imposé par une combinaison de cupidité et de nationalisme. Cette rhétorique peut être merveilleusement amplifiée par les politiciens du gouvernement espérant obtenir un soutien lors de la prochaine élection présidentielle, mais tout espoir de réduction effective de la consommation d’énergie ne sera supporté que par nous tous à un niveau très local. Il est de peu d’utilité de prêcher à la population si les prédicateurs eux-mêmes ne font pas grand-chose pour mettre en œuvre une méthode efficace et pratique pour réduire la production de ces déchets. En nous sermonnant, ces soi-disant conseillers n’hésitent pas eux, à faire le tour du monde en jet privé ou en classe affaires pour assister à des rassemblements internationaux pour y discuter d’économie d’énergie (un exemple parfait étant la récente réunion COP tenue en Écosse). Lors de ces rassemblements de dirigeants plus de 100 pays étaient représentés à une époque où le Covid sévissait et nous, en tant que serviteurs plus humbles, on nous disait de travailler à la maison dès que possible. Pourquoi ces réunions n’auraient-elles pas pu se faire sur Zoom/Skype ou tout autre moyen de communication similaire ? On se dit que c’est très facile de dépenser de l’argent pour de tels voyages quand c’est nous qui payons! Récemment, nous avons été bombardés de publicité nous informant que le seul moyen sûr de progresser dans le domaine des transports est d’abandonner les voitures à gazole et à essence et de passer aux nouveaux véhicules électriques « merveilleusement » propres. Malgré les subventions gouvernementales offertes pour tenter de compenser les prix de ces nouveaux véhicules, avons-nous vraiment réfléchi à la question de savoir s’il s’agit vraiment d’une solution pratique à nos problèmes de transport ? Il est temps que nos politiciens régionaux et locaux décident que peut-être ce soi-disant progrès proposé pourrait aller dans la mauvaise direction et conduire simplement à encore plus de véhicules sur nos routes déjà très sollicitées. De plus, n’a-t-on pas pensé au fait qu’une population toujours plus vieillissante ne peut pas toujours conduire ? Certes, il faudrait envisager une augmentation des transports publics ; et ici on signale un service d’autobus considérablement accru et amélioré, surtout dans les grandes régions rurales comme on en trouve dans notre région.

Alors que les grandes villes peuvent avoir un service d’autobus efficace, pourquoi n’a-t-on pas pensé à un système similaire pour nos zones rurales ? Cela ne signifie pas une augmentation des services peu fréquents fournis avec des bus de 52 places qui ne circulent normalement qu’avec une poignée de passagers. Pourquoi ne pas essayer d’inciter les jeunes entrepreneurs, avec des aides financières si nécessaire, à assurer un service plus régulier avec des véhicules beaucoup plus petits ? À l’heure actuelle, sans nouveaux régimes d’essais, on peut conduire un véhicule de transport de personnes avec un simple et normal permis de conduire de classe B, et neuf personnes avec classe D si on a plus de 24 ans. Certes, des contrôles sur les conducteurs et une couverture d’assurance seraient nécessaires, mais il n’est certainement pas hors contexte que nos représentants élus puissent réfléchir à une méthode réduisant la nécessité pour nous tous de posséder notre propre et coûteux véhicule privé. Regardez également le gaspillage brut dans l’utilisation des nombreux mini-bus scolaires qui sont actuellement garés près des écoles pendant la majeure partie de la journée sans aucune utilisation. Ne serait-ce pas un bon moyen d’offrir un service utile aux habitants à des horaires adaptés aux parents et aux personnes âgées, et en même temps d’offrir un emploi aux chauffeurs et un éventuel complément de revenu aux collectivités locales ? Il demeure encore beaucoup de témoignages de personnes qui n’ont pas oublié les services de bus locaux et qui se souviennent avec émotion parfois des interactions sociales qui se créaient lors de ces voyages. Oui ; il faut admettre que nos modes de transport individuels actuels sont peut-être plus pratiques, mais arrêtons-nous un instant, même en ignorant le gaspillage d’énergie, et calculons combien nous coûte cette « commodité ». Devrions-nous vraiment dépenser plus de 1000/2000 euros par an si nous renoncions à nos voitures et recourions uniquement aux transports en commun? Les coûts initiaux des transports publics peuvent sembler élevés à première vue, mais si l’on prend en compte les coûts de nos propres véhicules, l’assurance de ceux-ci et les coûts de fonctionnement (carburant, pneus et réparations) nous pouvons arriver à une conclusion bien différente. Ne s’agirait-il pas là d’une méthode d’économie d’énergie et de contribution à la réduction du climatique digne d’intérêt ? Cela pourrait aussi nous éviter de devoir renoncer à manger un peu de viande et d’être obligés de devenir végétariens comme une autre des méthodes proposées pour réduire le changement climatique !

Alfred Wilmot