L'augmentation du prix des carburants fait grincer des dents et surtout les porte-monnaies des Français.  La plupart des gens sont prêts à utiliser des moyens de transport moins polluants, encore faut-il qu'ils aient la possibilité de le faire. Le problème c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas beaucoup de solutions, encore moins dans la ruralité. Ici, les transports en commun sont presqu'inexistants et les déplacements sont importants pour tous ceux qui travaillent. Ils sont nombreux dans le Minervois à travailler à Carcassonne, Narbonne ou encore Béziers. Cela fait vite 60 à 70 km au quotidien, plus de 1000 km par mois ! Les compteurs des voitures tournent beaucoup et le budget essence gonfle. Certains commencent à se demander si bientôt il sera toujours intéressant d'aller travailler. Et pour se tourner vers les voitures  lectriques, beaucoup n'en ont pas les moyens, le marché de l'occasion étant pour l'instant presqu'inexistant. L'autre problématique, c'est que la production d'électricité n'est pas sans conséquence écologique. Les Français ont l'impression que l'Etat met la charrue avant les boeufs et il est difficile de leur donner tort. Sans compter que les plus défavorisés, chômeurs, smicards, travailleurs à temps partiel, vont devoir aller piocher dans des réserves financières qu'ils n'ont pas. C'est un effort que beaucoup de Français ne peuvent faire et non qu'ils ne veulent pas faire. Dans ces conditions, si l'on part du principe pollueur payeur, les Français pauvres risquent de payer bien plus que ceux qui sont plus aisés. Encore l'inégalité qui se creuse ?
Nicolas Faure