Avant toute chose, une bonne et heureuse année à toutes et tous de la part de l'équipe de la Semaine du Minervois. Évidemment, on aurait espéré que les choses changent un peu et que le gouvernement aurait appris de ses erreurs de l'année passée après des gestions plutôt désastreuses des masques puis des tests. Mais non, la campagne de vaccination semble elle aussi subir les mêmes affres que les opérations précédentes offrant une bien triste image de l'administration à la française, tant auprès de la population que des autres pays européens. 2021 risque d'exiger un peu plus de rigueur et de cohérence si l'on va vouloir passer au travers de cette année sans plus de remous que la précédente. Une nouvelle mutation du virus a été identifiée en Grande Bretagne pendant les fêtes et s'est bien évidemment répandue à travers le globe assez rapidement. Alors que l'Allemagne et l'Angleterre décident dès lors de repousser leur rentrée scolaire, que fait notre ministre de la Santé ? Il prépare activement la sortie de son livre sur la laïcité. C'est ce qui s'appelle avoir le sens des priorités et du devoir ! Aujourd'hui donc, des milliers d'écoliers et d'étudiants retrouvent le chemin de classes surchargées plus difficiles à aérer par cette période de grand froid. Le Directeur Général de la Santé, le professeur Salomon, s'inquiète quand à ce retour en classe peu ou pas adapté à cette « nouvelle » situation : «Les enfants reviennent de différents endroits, en France ou à l'étranger, ça peut rebattre les cartes de la situation épidémiologique». Une remarque qui n'a apparemment pas atteint les oreilles de Jean-Michel Blanquer ou Olivier Véran. Après la soit disant « colère » de Macron sur les pénibles débuts de la campagne de vaccination, c'est son porte parole Gabriel Attal, qui vendredi sur TF1 déclare : «si la situation était amenée à se dégrader davantage dans certains territoires, on prendra les décisions qui s'imposent». Encore une fois, le gouvernement « attend » de voir comment les choses évoluent et se trouve donc encore en réaction plutôt qu'en proaction. Malheureusement, les domaines où il frappe le plus fort reste encore les interdictions qui sont malheureusement presque le seul et unique moyen utilisé pour « gérer » la situation. Alors que les restaurants et bars avaient une chance de rouvrir le 20 janvier, le premier ministre aurait déjà annoncé en catimini un report de l'ouverture tant attendue. Pour les restos, les bars, les cinémas et les arts c'est encore la Bérézina mais pour les écoles c'est « open bar ». Alors, à quand la prochaine décision incohérente ?

Tristan Geoffroy