Si les gouvernements ne semblent pas lever le moindre petit neurone pour changer de cap(italisme) et adapter leur politique aux exigences environnementales, on peut se demander comment les collectivités locales pourraient radicalement opérer dans le bon sens. Outre quelques programmes aux tons écolos mais arborant surtout l'audace d'une simple campagne de communication, les collectivités locales aménagent leur territoire suivant un plan d'un autre temps, pensé à une autre époque : le temps de la bétonisation des surfaces arables, de la surenchère de grands magasins, de la concurrence débridée à haut risque financier, de la désertification des centres bourgs… Elle est longue la liste des décisions toxiques pour s’occuper de l’économie rurale.
Et si le seul argument du chômage est avancé pour justifier de tels projets, il est largement remis en cause par une jeunesse qui a décidé de saisir l'Etat pour qu'il tienne ses engagements : à quoi sert-il de trouver du boulot et faire des études si c'est pour laisser notre écosystème en danger ?
En bref, en 2019, force est de constater qu'après près de trente ans de construction de zones d'activités, nos villages du Minervois sont complètement sur-équipés de grandes surfaces, de supermarchés, de zones bien moches désespérant la plupart des habitants. Sachant que les villageois continueront à aller en ville acheter moins cher et plus varié. Qui laisse encore construire de tels programmes planifiés il y a dix ans et qui s'opposent en tout au besoin et nécessité actuels. Des programmes vendus à de grosses firmes hors sol, économiquement en prises de risque, judiciairement bétons et sur lesquelles plus aucun élu, habitant, ou autre organisme consulaire ne pourra agir. Une course folle lancée sans filet et sans contrôle aucun.
Chercher l'erreur,
pondez des lois !
Catherine Jauffred