A quand des transports en commun en milieu rural ? Le gasoil augmente pour rejoindre le prix de l'essence. Le problème est, que si dans les villes les transports en commun se développent, en milieu rural c'est le désert. Les campagnes vont-elles être les grandes perdantes économiques de la lutte contre la pollution ? Il n'est pas question ici de remettre en cause un combat inévitable contre l'impact de l'homme sur le dérèglement climatique, mais de pointer le manque de solutions pour les habitants du Minervois. Pourquoi les habitants des territoires ruraux devraient-ils être les seuls à supporter les conséquences ? Ici, plus qu'en ville, la voiture est un outil indispensable du quotidien : dix kilomètres par ci, cinq par là… Impossible d'y échapper : s'alimenter, se soigner, travailler, faire des activités, généralement tout nécessite la voiture. Résultat, les ruraux sont les premiers concernés par ces augmentations. Quelles solutions collectives sont envisagées ? Pour l'égalité des territoires, c'est encore raté. Pour travailler ici, il faut commencer par payer son essence et il n'est pas rare de devoir faire de trente à soixante kilomètres quotidiennement. La situation ne doit pas être exceptionnelle au Minervois et touche certainement de nombreuses zones rurales. La mise en place de transports en commun semble plus que jamais indispensable.
Nicolas Faure