Au cours des dernières semaines, nous avons été bombardés d’informations nous avertissant d’éventuelles restrictions à venir dans l’approvisionnement et l’utilisation de l’électricité. Ces avertissements ne sont pas nouveaux bien que les récents événements mondiaux causés par la guerre en Ukraine aient grandement accru la nécessité de tels avertissements. Naturellement, la première ligne d’attaque semble invariablement dirigée contre nous en tant qu’individus et des campagnes de publicité très coûteuses sont actuellement diffusées pour nous encourager à réduire notre consommation. Diverses pistes sont proposées comme de couper les modes de veille sur les téléviseurs, les ordinateurs, etc. ; réduire de quelques degrés nos chauffages et éteindre les éclairages inutiles. En raison des fortes augmentations de prix récentes, cela a plutôt été accepté comme un bon sens pour la plupart d’entre nous. Cependant, lorsque nous visitons de grandes villes, difficile de ne pas remettre en question l’utilisation excessive de l’électricité pour éclairer les bâtiments publics, les monuments, les panneaux publicitaires, etc. Avec une demande toujours croissante, qui n’est apparemment pas réduite par tous les gouvernements dans leurs tentatives de nous convertir aux véhicules électriques actuellement trop chers, on peut se demander si suffisamment d’investissements et de recherches sont consacrés au stockage de l’électricité dite produite à partir d’énergie verte lorsqu’elle n’est pas utilisée. Dans un climat comme le nôtre, où la lumière du soleil et l’énergie éolienne sont considérables, de très grandes quantités d’électricité ainsi générées peuvent donc malheureusement être gaspillées si elle ne sont pas utilisées. Depuis plus de 50 ans, les scientifiques tentent (avec très peu de financement) de trouver des méthodes de stockage, mais consacrons-nous vraiment suffisamment d’argent et d’efforts à ce domaine de recherche ? Même le développement des batteries semble être mené de manière anarchique. De nombreuses voitures électriques ont des limitations de kilométrage de seulement trois ou quatre cents kilomètres. Que se passera-t-il à l’avenir si les bornes de recharge ne sont disponibles qu’à certaines heures ? … Chaos !

En attendant une solution de stockage pérenne, autant miser sur plusieurs formes d’économie d’énergie. EDF a récemment informé les ménages qu’ils étaient prêts à proposer de nouveaux contrats offrant une réduction considérable des coûts. Pour cela le consommateur doit accepter un nouveau contrat dans lequel le consommateur accepterait de limiter sa consommation d’électricité aux périodes de pointe, en échange d’économies de près de 30%. Cependant, soyez averti, ce contrat n’est pas pour tout le monde car une caractéristique très importante est que l'utilisation de l’électricité pendant 22 jours spécifiques en hiver serait complètement limitée entre 06 :00h et 22 :00h !   EDF a expliqué que ce type de contrat est plus adapté à ceux qui disposent d’un poêle à bois ou d’un insert qui seraient les seuls modes de chauffage ou de cuisson viables pendant cette période. De nombreuses autorités locales ont déjà décidé qu’une solution moins douloureuse pouvait être trouvée en éteignant simplement l’éclairage public pendant les mois d’hiver plus sombres. Cette méthode est peut-être la seule solution facile, mais gardons à l’esprit les problèmes que cela pourrait créer pour les personnes âgées qui peuvent craindre l’isolement et les éventuels dangers de la criminalité, justifiée ou non. Si cette méthode devait être adoptée, rappelons-nous de vérifier si nos voisins les plus vulnérables ont à disposition des torches électriques. Aujourd’hui, il existe des petites torches LED très bon marché où le changement de batterie est très rarement nécessaire. À garder à portée de main !

Alfred W.