Le lundi 1er novembre 2021, a vu le début du forum mondial annuel sur le Changement Climatique, appelé « COP 26 », dans la ville de Glasgow, dans l’ouest de l’Écosse. Toutes les nations de la planète ont envoyé leurs rois, présidents et autres dirigeants politiques à ce forum pour tenter de parvenir à un accord commun et à une méthode de réduction des émissions de gaz qui, si elles ne sont pas contrôlées, pourraient éventuellement rendre la vie sur terre telle que nous la connaissons impossible. 

Maintenant que nous avons assisté au remplacement de l’ancien président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, qui a refusé de croire ou d’accepter les conseils de ses conseillers scientifiques, il est désormais plus simple de trouver un accord entre les dirigeants mondiaux pour affirmer que le changement climatique se produit et qu'il existe déjà des effets néfastes dramatiques dans tous les coins de notre monde.   En raison de l’augmentation constante du dioxyde de carbone, communément appelé gaz à effet de serre, nous assistons à la fonte d’énormes sections des calottes glaciaires polaires entraînant une élévation du niveau de la mer, des températures mondiales et une pollution qui cause des dommages incalculables et des pertes de vie, non seulement dans des endroits lointains, mais ici même dans notre propre région du Minervois.   Il n’est pas nécessaire de chercher plus loin que les récentes inondations dans bon nombre de nos villes locales et les récentes sécheresses dans certaines régions, sans parler des dommages potentiels horribles d'une élévation du niveau de la mer. C'est une réelle menace pour nos industries touristiques côtières, et il temps de se rendre compte que nous devons tous accepter une part de responsabilité dans ces événements. Regardez aussi le retard de la chute des feuilles de nos vignes, qui à son tour retarde la taille normale, toujours en fonction des conditions climatiques du moment.  

Suite à une reconnaissance majeure par les dirigeants mondiaux à Paris en 2015, lors de la signature de l’Accord de Paris désormais reconnu, les plus riches du monde, et malheureusement les plus grands pollueurs, ont fait de puissantes promesses pour changer nos modes de vie, en particulier ceux liés à notre production et à notre consommation des combustibles fossiles tels que le charbon et le pétrole comme méthode de réduction des émissions de dioxyde de carbone. Malgré de telles promesses, peu de progrès factuels ont, jusqu’à récemment, vu le jour. Ici, en France, en juillet 2021, le gouvernement français a adopté des lois qui ont donné un bon départ à de telles réductions. Alors que plus de 140 propositions ont été examinées, trois étapes de base ont été convenues (bien en deçà de ce qu’exigeaient alors et aujourd’hui nos manifestants principalement jeunes pour le changement climatique) : le Premier était l’arrêt de tous les vols intérieurs court-courriers où d’autres moyens de transport alternatifs, comme le train, pouvaient être réalisées en moins de deux heures et demie…( Une comparaison étonnante en matière de stratégie a été vue il y a seulement un mois par le Royaume-Uni qui, à l’opposé, a décidé de réduire les taxes aériennes sur tels vols locaux, tout en admettant que ce mode de transport est actuellement le plus polluant !) ;  Deuxièmement, l’interdiction de proposer à la location des maisons mal isolées ;  et Troisièmement, la fourniture de repas végétariens à offrir dans toutes les cantines scolaires.   La mise en œuvre de ces réglementations semble exiger un examen plus approfondi.   Lors du récent forum COP 26, les difficultés à obtenir un accord mondial sur quoi que ce soit sont immédiatement soulignées par le refus de trois des plus grands producteurs mondiaux de production d’énergie fossile, la Chine, la Russie et l’Australie, d’interdire immédiatement l’extraction de tout le charbon, proposant à la place un report de l’interdiction éventuelle, malgré le fait que les scientifiques du monde considèrent ce retard comme catastrophique. Comme l’ont conseillé de nombreux leaders de la jeunesse tels que Greta Thunberg, l’avidité immédiate de popularité politique peut encore nous faire regretter de telles décisions et leur effets. La France a émergé, non irréprochable, mais méritant d’être reconnue pour son développement d’autres combustibles, comme l’énergie atomique mais aussi dans le solaire, l’éolien et plus récemment dans sa production d’électricité propre au gaz l’hydrogène. Ce dernier pourrait pourtant s’avérer être un leader mondial de la prévention de la pollution. Il suffit de regarder les bus à hydrogène circulant librement à Béziers pour se rendre compte que nous prenons déjà des mesures pour montrer notre volonté de vaincre le changement climatique, alors qu’à Londres, capitale du Royaume-Uni, seule une poignée de ces véhicules opèrent dans l’une des villes les plus congestionnées et les plus polluantes au monde.

Déjà, l’un des principaux développeurs mondiaux d’avions à hydrogène a choisi les installations de l’aéroport de Toulouse-Blagnac pour être le premier établissement en Europe à développer ce nouveau mode de transport d’énergie propre. Essayons tous de convaincre notre gouvernement que nous pouvons faire de la France le nouveau phare de l’inversion du changement climatique.  Regardez aussi dans les rayons de nos supermarchés remplis de paquets de couches jetables, tandis que les ventes de couches éponge se comptent sur les doigts d’une main.   Changement Climatique contre commodité est une bataille, aussi coûteuse soit-elle, que nous devons gagner.

Alfred W.