Comme on le dit souvent, et en particulier dans le milieu artistique, nul n’est prophète en son pays. Alors, des prophètes, je ne sais pas si nous en avons vraiment besoin, mais des artistes qui réveillent, oui, on en demande et on en redemande.

En concert jeudi 17 novembre à Zinga-Zanga à Béziers © DR

Je voudrais donc vous parler d’un groupe de Béziers… Aïe, Béziers ce n’est pas la ville de… !! enfin où il y a… ? Et bien oui, c’est la ville où est né Jean Moulin et des héros de la résistance, sur le coup, on en a vraiment besoin.

Cinq jeunes musiciens qui envoient un rock impitoyable. Le son est énorme, compact, à l’anglaise, on entend vraiment un son de groupe. Évidemment, ils tournent partout, dans les plus gros festivals. J’ai eu la chance de les voir en concert et, outre le fait que mes oreilles, au fil du temps, sont devenues sensibles, j’ai eu la sensation d’écouter un grand groupe. Oui, ils jouent fort, très fort, avec des instruments, guitares et amplis, plutôt vintage et c’est bon, c’est-à-dire que ça fait du bien. Les comparer, trouver des analogies, des liens de parenté, leur pressbook en regorge : c’est le rock des Clash, l’énergie de Nirvana, la créativité de Midnight Oil, c’est du post punk, mais outre les étiquettes, on ressent chez les Fabulous Sheep une sincérité, une éthique. Ils ont tout du rock, le son, l’attitude, le discours et surtout on sent chez eux une espèce d’urgence.

Je pense que pour cette génération, il est urgent de hurler son mépris envers un système qui est en train de tout broyer sur son passage…

Je ne sais pas pourquoi ils s’appellent les Fabulous Sheep, mais pour moi, cela signifie qu’on est tous des moutons par la force des choses, mais nous sommes des moutons fabuleux…

Si vous ne les avez jamais vu sur scène, ils jouent à Béziers salle Zinga-Zanga le 17 novembre pour la sortie de leur nouvel album “social violence”. Quand la violence sociale éclatera vraiment contre nos pseudos élites, ce sera sur le son des Fabulous Sheep.