Que l'on soit pour, contre ou que l'on ne sache pas trop quoi faire quand au port du masque, la rentrée scolaire se fera bien en temps et en lieu, le 1er septembre, tel que convenu initialement. Alors que le gouvernement confirme que les masques seront obligatoires pour les plus de 11 ans (et ce durant toute la durée des cours) sans en offrir gratuitement, les régions tentent de palier à ce manque qui impacte, bien évidemment, les familles aux revenus les plus modestes. En Occitanie, la Région promet d'en fournir deux par élèves de plus de 11 ans dans un premier temps, avec un renouvellement possible si les conditions sanitaires le nécessitent. Mais pour le reste, pas de grandes différences avec la rentrée scolaire « à la ramasse » décrétée par le ministère de l'Éducation à peine deux semaines avant les grandes vacances d'été.

Alors que dans certains pays, les gouvernements ont pris des mesures claires et créé de nombreux postes d'enseignants supplémentaires (84.000 postes en Italie) afin de diminuer la taille des classes et de mieux respecter les mesures barrières, en France, pas de budget spécial ni de mesures draconiennes. On ménage la chèvre et le chou afin de ne heurter aucune sensibilité. Malheureusement, ce sont encore les élèves et surtout les enseignants qui devront subir au cas par cas l'évolution de la situation sanitaire avec une batterie de tests en cas de doutes de contagion pouvant aller jusqu'à une fermeture de la classe touchée, voir de l'établissement lui-même. À force de nager dans le flou et de ne pas se commettre sur un plan budgétaire précis et rassurant, le gouvernement préfère se garder une marge de manœuvre afin de réagir à la situation si le besoin s'en fait sentir. Avec une telle stratégie (la même que depuis le début de la pandémie, il y a au moins cela de cohérent) l'incertitude qui demeure autant chez les parents, les élèves que les profs ne fait rien pour rendre cette rentrée moins anxiogène.

Après un été qui a vu les cas de COVID-19 se multiplier de plus belle (avec cependant une baisse marquée des hospitalisations et des cas en réanimation, il faut le préciser), la rentrée finira t-telle le brassage que les français partis en vacances n'ont pas réussi à compléter ? La pandémie va t-elle devenir l'épée de Damoclès du 21ème siècle?

Tristan Geoffroy