La Région a lancé un projet nommé Grands Sites Occitanie (voir dossier pages 8 et 9) qui
a pour but d'identifier les sites remarquables de l'Occitanie.
Les villages de Caunes et Minerve ont décidé de porter une candidature commune.
L'idée est de donner une visibilité institutionnelle au territoire et d'en faire une destination touristique plus développée. Le projet part
du constat que le Minervois souffre de visibilité et que l'éclatement administratif du territoire n'aide en rien. L'appellation viticole, si elle est aujourd'hui la vitrine la plus connue, ne pourrait être la seule locomotive pour le Minervois, qui cherche de la reconnaissance.
Ce territoire ne manque pourtant pas d'arguments pour inciter les touristes à venir passer plusieurs jours et Caunes et Minerve pourraient être des têtes de gondole au même titre que l'AOC. Via le projet Grands Sites Occitanie, c'est de la visibilité
que le territoire cherche.
Et puis, une fois n'est pas coutume, la candidature ose la réunification de l'Aude et de l'Hérault avec un objectif commun, puisque hors des problématiques politiques. Combien d'habitants ont pesté de ne pas voir une grande communauté de communes réunissant tout le Minervois par delà les frontières administratives ? Finalement,
ce projet, porté par Denis Adivèze et Didier Vordy, parle d'identité. C'est quoi le Minervois ? Chacun
a ses réponses, mais l'image du territoire ne manque pas d'atouts pour rayonner avec son vignoble, ses villages en pierres, ses causses, ses gorges, ses femmes et ses hommes. A cela il faut ajouter une excellente situation géographique : proche de la mer, de la montagne, de Carcassonne et sa cité. Une véritable rampe de lancement pour visiter la région. L'obtention de ce label offrirait
un bon outil de communication,
de la visibilité et la perspective
de donner corps à une destination Minervois.
Quant au développement économique, s’il n'est pas le but premier, difficile de le dissocier tant une augmentation potentielle du tourisme aurait probablement des retombées. Et même si la candidature n'englobe que quinze communes, toutes devraient en profiter, par extension. En attendant, la démarche est positive : Audois et Héraultais réunis pour un projet commun.
Nicolas Faure