Personne n'a pu manquer l'incroyable invasion de la pyrale du buis, un petit papillon blanc, qui sévit de façon visible depuis quelques jours maintenant. Ces papillons, qui dévorent les buis les uns après les autres, ont également envahi les terrasses, voire les maisons des Minervois, et ont suscité de vives réactions. C'est qu'il y a de quoi être déstabilisé devant ces nuées blanches, ça réveille une peur primaire. Avez-vous pris la route qui va de Ferrals-les-Montagnes à Saint-Pons-de-Thomières ? Sur des kilomètres, pas un seul buis ne semble avoir survécu et c'est un malaise étrange que l'on ressent à cette vue. Nicolas Hulot a lancé un cri d’alarme, il est urgent d’endiguer le dérèglement climatique. Ce que tout cela vient nous raconter, c'est que les changements sont brutaux, trop rapides. Les écosystèmes ne sont pas prêts, un dérèglement entraîne un autre dérèglement. Lors de sa démission, l'ancien ministre de l'Ecologie a été clair : la préservation de l'environnement n'est pas compatible avec les politiques libérales. Le soucis, c'est que le pouvoir d'achat, et donc le travail par extension, est devenu un enjeu majeur. Seul l'argent compte. Et moins vous en avez, plus c'est important. Face à l'urgence du dérèglement climatique pour les humains, que proposons-nous ? Car aujourd'hui, nous sommes tous spectateurs de notre chute, en silence. Jusqu'ici tout va bien ? Dans le film La haine, Hubert répondait "L'important n'est pas la chute, c'est l'atterrissage". Un constat plein de bon sens.
Nicolas Faure