Au cours des 20 dernières années, nous avons assisté à une croissance massive de l’industrie des cartes de vœux pour toutes les occasions (anniversaires, mariages, nouvelles naissances).  Avons-nous tous oublié le plaisir que nous avions à recevoir une lettre ? Nul besoin d’être un génie littéraire pour produire un texte simple et il ne faut jamais avoir peur des fautes d’orthographe. Ce dernier produit souvent une certaine légèreté pour nous éloigner de nos soucis quotidiens. Est-ce l’apparence immédiatement agréable et les couleurs vives qui nous attirent vers cette ancienne forme de transmission d’informations ? Le fait est que le coût de ces cartes semble augmenter chaque année et que nous semblons prêts à payer régulièrement jusqu’à 5 euros, pensant que tout ce qui est alors requis est notre seule signature ?  Nous semblons nous être convaincus que nous ne pouvons même pas nous permettre quelques minutes de notre temps pour mettre la plume sur du papier et exprimer nos propres pensées de félicitations. S’il faut accepter que les temps ont changé, il en va de même pour la présentation de ces cartes et,  plus important encore, pour les enveloppes dans lesquelles elles sont contenues. Au départ, ces enveloppes étaient de couleur blanche, mais ont maintenant changé pour une variété de couleurs telles que l’argent, l’or, le rouge et même le violet. Les producteurs de telles enveloppes ont-ils oublié que celles-ci doivent être adressées au destinataire prévu et que l’utilisation d’un stylo à bille bleu ou noir standard est presque impossible à lire ? Pire encore, en achetant récemment une carte d’anniversaire pour un enfant d’un ami de la famille, pensant que la carte prétendait se rapporter à l’enfant-héro, « Spiderman », on s’est étonné de trouver en ouvrant le paquet de cellophane contenant la carte que l’enveloppe était tellement couverte de ce qui ressemblait à une peinture abstraite qu’il serait presque impossible d’adresser correctement la carte.

Sur le devant de l’enveloppe, un petit espace doublé était prévu pour insérer l’adresse, bien que celle-ci soit d’une taille si insuffisante qu’une autre étiquette d’adresse autocollante devait être obtenue et attachée à l’enveloppe avant l’envoi pour lui permettre d'être lu par n’importe quel fonctionnaire ou robot de sélection automatisée de la poste. L’un d’eux à tenté d’écrire le nom et l’adresse de expéditeur au verso de l’enveloppe, mais il aurait probablement fallu une loupe pour lire cela si nécessaire. Ce n’est sûrement pas exagéré de s’attendre à ce qu’une enveloppe puisse porter une adresse et cela sans qu’il soit nécessaire d’essayer maintenant de localiser une forme de marqueur blanc pour compenser les couleurs de l’enveloppe. Il était intéressant de noter que les producteurs de la carte, (fabriqué en Chine), une société basée en Hollande, avaient eux-mêmes dû recourir à l’utilisation de cette encre blanche pour permettre de s'identifier! Lorsque nous apprenons parfois des retards dans la distribution du courrier, ne blâmons pas trop vite nos services postaux s’ils doivent faire face à des problèmes si facilement évitables. On ne peut qu’espérer que les choix du public s'orienteront bientôt vers le retour de l’enveloppe blanche unie,  aussi décoratif et coloré que puisse être son contenu.

Alfred W.