On y revient, sur la question des pesticides. Un sujet qui ne tarira pas avant l'extinction des feux.
Si l'Homme détruit son environnement depuis qu'il s'est posé quelque part afin de se rendre la vie plus simple, il semble que c'est plutôt compliqué de renverser le mouvement. L'Homme, avec ses petits bras, pour avoir toujours plus de chocolat (gourmand qu'il est), tend à se faciliter le travail. Le voilà donc toujours à se liguer contre ceux qu'il a proclamé être ses adversaires. Son but premier et ultime, les maîtriser et les éliminer. Il s'en est fait une religion et un mobile pour "évoluer". Reste la prière et la philosophie pour donner du sens à tout ça. L'homme ne cherche pas d'allié, sauf pour mieux gagner. Traître ! Pour revenir à nos souches, la bataille sera compliquée pour mener le débat qui réussira à dresser un juste état des choses. Tout point de vue s'oppose à un autre. D'un côté, les fervents d'une vigne au naturel, d'un autre, les militants d'un raisin propre et abondant. Au cœur des enjeux, notre nature, notre planète, notre santé et notre économie. Alors chacun place le curseur, les besoins, les seuils où bon lui semble, depuis là où il en est et suivant ses objectifs. Chacun surtout aborde le métier, sa production et les risques selon ses propres critères. Il y a ceux qui prônent une radicalité, d'autres du temps. Ces vignerons-là, pour ne pas les nommer et sans flagornerie excessive, considérant leur parcours, leur histoire et leur héritage, leur début de transition vers des pratiques plus écologiques reste considérable. Car effectif et nécessaire. Mais pas suffisant. Et de ça, comment en parler sans opposer, cliver, fâcher, liguer… On est entré dans une nouvelle grosse bataille. Dommage.
Catherine Jauffred