Au milieu de ces remous nationaux, l'heure n'est-elle pas à penser local ? Voire panser local. Si ce n'est pas par nos dirigeants qu'un changement de de société s’amorcera, sur les territoires nous n'attendons pas. Il nous l'a dit le grand patron, quarante ans d'erreurs, sauf que lui, ne changera pas de politique. Ça
évidemment il ne nous l'a pas dit, mais il n'a pas non plus exposé le contraire, ni promis le changement. C’est donc par ici et par là qu’il faut que ça change. Dans cette édition, avant dernière de l'année, nous avons résumé ce qui nous a paru relever de l'actualité plutôt positive en Minervois et alentour durant cette année 2018. Sur nos terres, si on passe le fait marquant des grandes crues de l'Aude, les Minervois cherchent à diversifier leurs cultures et à s’entraider pour mieux rencontrer le consommateur et développer une nouvelle économie locale. Un plan alimentaire territorial est mis en place pour que familles et enfants mangent mieux. Bon nombre d'agriculteurs veulent organiser plus de circuits courts, sans parler de ceux qui déjà se développent. En art et culture, la prolifération des associations est le
thermomètre d'une vivacité de la vie culturelle et sociale. De nombreuses pratiques artistiques et culturelles sont proposées et les familles répondent présentes. Le Minervois et ses environs n'est pas, et de loin, un désert culturel. Et il y fait plutôt bon vivre. La concertation pour sauvegarder les paysages s’organisent aussi. Reste un gros manque sur le plan politique, où depuis les fusions les
territoires apparaîssent dans un état larvé. Trop peu d'infos filtrent. Les intercommunalités se remettent  à peine de leur mariage. Rendez-vous à la rentrée où il faudra (re)mettre le nez dans nos affaires.
Catherine Jauffred