Avant toute chose, La Semaine souhaite à tous une belle et heureuse année. Pourvu que le Minervois continue de grandir et d'évoluer, ce territoire mérite amplement d'être plus connu. Ses femmes, ses hommes, ses vins, ses artistes, ses paysages en font un coin de France aux nombreux atouts. Mais comme toute zone rurale, le Minervois a des carences. Elles sont économiques, sociales ou encore médicales. Le manque de médecin ou encore la précarité de nombreuses personnes font toujours l'actualité des campagnes. Il fait bon vivre en Minervois, mais le développement économique de la région est primordial pour le futur. Pour un enfant qui grandit ici, les chances de s'installer au niveau professionnel sont relativement minces s'il ne veut pas faire de la viticulture. Si nous vivons au présent, nos actions n'ont de cesse de préparer l'avenir. Celui-ci passe ici, plus qu'ailleurs, par le maintien d'un certain nombre de services. En page 3, l'article sur la tournée postale dans la montagne Noire montre encore combien il est important de maintenir ces services. La postière ne fait pas que distribuer le courrier, elle fait du lien, notamment avec des personnes âgées qui vivent parfois de façon assez isolée. Elle remet la relation humaine au centre des préoccupations. Bien évidemment, cela n'est pas "rentable". Mais est-ce que tout doit être rentable ? L'accès au soin doit-il être rentable ? L'enseignement, la santé, le travail sont des enjeux majeurs qui peuvent permettre la pérennisation de la dynamique en Minervois et éviter de connaître de nouveaux exodes ruraux qui font mourir les centres-bourgs. L'égalité des chances fait partie des fondamentaux de notre république et la ruralité peut légitimement y prétendre. Dans une dizaine de jours, un forum des métiers se tiendra au collège d'Olonzac pour les adolescents (voir page 5). Une opportunité de trouver de l'information concrète sur différents métiers et d'éveiller un début de réflexion. Car si les jeunes doivent se poser des questions quant à leur propre avenir, nous, adultes, devons réfléchir au monde que nous leur construisons. Le Minervois, quel est son avenir ? Il passera bien entendu par sa viticulture, mais pas seulement. Pour un microcosme équilibré, les activités économiques doivent être variées et ainsi amener de jeunes adultes à prospérer ici. Ce Minervois tiraillé entre Aude et Hérault, entre Carcassonne, Narbonne et Béziers, a une identité. A nous tous de la faire vivre en réfléchissant à ce que nous voulons. Il y a ici tellement de richesses humaines.
Bonne année !  Nicolas Faure