Au cours des dernières années, on a vu de nombreux travaux routiers dans la région du Minervois. Plusieurs, en particulier sur les grands axes reliant les villes comme Carcassonne, Narbonne et Béziers, nous ont donné un revêtement nouveau et amélioré, de nouvelles indications, etc. Récemment, cependant, on commence à se demander si tous ces travaux ont été des améliorations ou s’ils ont créé, davantage de dangers pour les automobilistes et les piétons. Un exemple, le surfaçage, les nouveaux marquages routiers et les panneaux de directions des voies sur la route (D11) Carcassonne – Béziers via Trèbes à sa jonction, avec la D611, route principale vers Lézignan-Corbières et Narbonne. La route a été soigneusement refaite et un panneau stop a été remplacé par un panneau céder le passage sur la D611. La surface de la route a été dotée de nouveaux marquages au sol fraîchement peints qui, en eux-mêmes, semblent des directives très claires, mis à part le fait qu’un nouveau trottoir d’environ 10 centimètres de hauteur a été placé presque au-delà de l’imaginable sur près de 100 mètres au milieu de la chaussée. Chaussée qui continue vers l’est à partir du carrefour et s’étend ensuite autour de quelques chevrons qui, eux-mêmes, étaient déjà clairement marqués à la peinture blanche pour montrer la division de la route (photos ci-joint). Cette bordure est si dangereuse qu'un grand panneau bleu temporaire avec une flèche blanche directionnelle devant la bordure a été placé, il est maintenu par des sacs de sable.

On ne trouve aucune raison logique pour le positionnement d’un tel trottoir car la voie était déjà très clairement peinte. Le danger d’un tel trottoir ne peut pas être sous-estimé car si un automobiliste, même momentanément, laisse son véhicule dévié et le heurter, il pourrait faire éclater un pneu et même provoquer un accident sur cette route si fréquentée. Il y a déjà des traces de pneus sur le trottoir qui montrent que cela s’est déjà produit. Qui conçoit et est responsable de ces marquages routiers ? A partir de 2005, le gouvernement a localisé cette responsabilité à environ cent Directions départementales de l’équipement (DDE). Ce faisant, cela a permis aux services locaux de prendre le contrôle et la gestion de leurs propres besoins routiers, mais aussi, le cas échéant, de superviser des décisions aussi importantes. On pourrait espérer que le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari, prendrait ses responsabilités et veillerait à ce que la sécurité et le bon sens soient respectés. L'ayant sollicité, ma correspondance à son bureau de Paris n’a pas encore reçu de réponse. On peut certainement s’interroger sur le sagesse de laisser des décisions aussi importantes à des personnes qui n’ont, peut-être pas, les qualifications nécessaires en génie routier, que les services du gouvernement auraient peut-être pu fournir. Nous ne pouvons qu’espérer qu’en cette année d’élection présidentielle, des mesures faisant autorité seront prises avant que nous ne lisions un autre décès sur la route.

Alfred W.