Ces dernières années, et notamment suite à la pandémie de Covid, plusieurs personnes ont connu des difficultés financières qu’elles n’auraient jamais pu prévoir. Malgré les aides gouvernementales, de nombreux citoyens, ayant souvent travaillés toute leur vie d’adulte, se sont retrouvés au chômage. Toutes les économies qu’ils auraient pu mettre de côté pour des vacances ou même des urgences ont rapidement disparu. En plus de ces difficultés, la guerre actuelle en Ukraine et les pénuries de produits de base qui en résultent, ont toutes entraîné des hausses de prix, non seulement du carburant et de l’électricité, mais aussi de la hausse des prix de nombreux aliments et autres bien de nécessité quotidienne. 

En toute honnêteté, le gouvernement a tenté de fournir une aide en réduisant les taux d’imposition sur le carburant et en fournissant une aide financière directe aux membres les plus pauvres de la société en versant des paiements directs pour compenser les coûts de l’électricité et du gaz. Cependant, malgré tout cela, de nombreuses entreprises se sont également retrouvées dans des circonstances financières impossibles non seulement en conséquence des problèmes décrits ci-dessus, mais aussi en raison du fait que de nombreuses personnes ont été contraintes de modifier leurs habitudes d’achat pour du « en ligne », procédé qui n’a pas été facilement adaptable par toutes les entreprises, et a entraîné bien des faillites. C’est là que nous devons nous-mêmes faire un effort, dans la mesure du possible, pour soutenir nos entreprises locales, sinon leur disparition deviendra inévitable. Cela ne fera que créer davantage de chômage, ce qui entraînera une spirale descendante n’aidant personne. On croit qu’il s’agit d’une situation où nous pouvons tous tourner notre attention vers nos politiciens et essayer de les obliger à tenir leurs promesses électorales. La tirelire magique qui semblait aider à combattre Covid devrait peut-être être à nouveau utilisée pour aider une société bien étrangère à ces problèmes. 

Alors que nous sommes tous incités à économiser et à aider nos concitoyens, une nouvelle « habitude » plus récente a fait son apparition. Lors d’une récente visite dans deux grands supermarchés, plusieurs adolescents d’environ 14 ans s’adressaient à des clients âgés pour leur demander s’ils voulaient bien leur donner un peu d’argent. Cette mendicité directe, si nécessaire, pourrait peut-être être excusée, mais les adolescents concernés portaient tous des vêtements et des baskets coûteux, et pire encore portaient et utilisaient tous des téléphones portables tout aussi chers. En toute honnêteté, leurs manières étaient presque trop polies et si leurs demandes étaient refusées, ils laissaient immédiatement les acheteurs déconcertés en paix.

Cette forme de mendicité peut presque être considérée comme une exploitation de la situation financière actuelle et il est à espérer que cela soit porté à l’attention des établissements d’enseignement et des parents innocents qui sont probablement tous totalement ignorants de telles actions.   Après avoir été témoin de la gentillesse et de la générosité récentes des Français envers les Ukrainiens déplacés, il ne faut pas laisser perdurer de telles pratiques de quelques jeunes égarés. Comme on le dit souvent, l’éducation doit s’étendre au-delà de la littérature, des mathématiques et des sciences, afin que nos enfants apprennent à perpétuer le respect et l’honnêteté de leurs parents.   En attendant, nous ne pouvons qu’espérer et prier pour que l’option actuelle de « se chauffer ou manger » soit rapidement appelée à disparaître.

Alfred W.