Le réchauffement climatique crée régulièrement la controverse, surtout dans les classes politiques. Pourtant, l'immense majorité des climatologues pensent que la dégradation du climat par la main de l'homme n'est plus à prouver. Reste la question de l'ampleur du phénomène. Si l'on écoute l'ingénieur du GIEC venu à Gruissan, la fonte de la calotte glacière déjà amorcée pourrait se faire en totalité.
La conséquence serait une montée du niveau de la mer importante, effaçant ainsi de la carte une bonne partie des villes côtières, sans compter la transformation de climats dans le monde, comme celui méditerranéen. A force de rechigner sur les mesures à prendre pour endiguer un tel changement, la vie sur la planète se retrouve en état d'alerte. Une seule Terre existe et il faudrait bien mettre de l'ordre dans la maison. Il y a une forme d'inconscience dans la façon de gérer notre consommation énergétique. Si de tels phénomènes se profilaient, il serait encore plus question de précarité, de guerres et d'importants mouvements de population. On a souvent le sentiment que les Etats cherchent à gagner du temps sur les mesures à prendre, alors que tout devrait être mis en place pour limiter les dégats déjà perceptibles. 2016 est en passe de battre de nouveaux record en terme de températures et l'on ne peut plus se cacher derrière l'exception puisque sur les 16 premières années du 21e siècle, 15 sont les plus chaudes depuis 1880 selon des rapports de la Noaa (National Oceanic and Atmospheric Administration) et la Nasa. Mais tant que la croissance économique imposera son dogme, il est probable que de nombreux pays ne veuillent pas se lancer dans la lutte contre le réchauffement. Des pays comme la Chine, les Etats-Unis ou l'Inde sont particulièrement réticents et trainent la patte. Mais que ferons nous quand cela sera trop tard ? Depuis la Cop 21, chaque pays est tenu de faire part de ses engagements en matière de réduction de gaz à effet de serre. Le problème, c'est que cela ne sera applicable qu'à partir de 2025... Or il y a urgence ! Est-ce que notre système économique actuel est capable de limiter les bouleversements climatiques ? L’augmentation du PIB peut-elle stopper la montée des eaux et la fonte de la calotte glacière ?
Nicolas