L'été, les marchés regorgent de fruits et de légumes savoureux et goûteux. Tomates, salades, concombres et aubergines se disputent les cagettes et les étals se parant de leurs plus belles formes et couleurs pour séduire les acheteurs. Cependant, malgré la demande grandissante pour les produits locaux et biologiques, bon nombre de maraîchers se retrouvent aux prises avec des stocks grossissants, dans l'impossibilité de les écouler en raison d'une offre dépassant temporairement mais très largement la demande locale. Mais comment éviter le gaspillage ? La demande de l'industrie touristique, même si cette dernière reprend un peu du poil de la bête au mois d'août, reste cependant en deçà des moyennes normales et ne permet pas d'écouler les stocks. Deux principales options s'offrent alors aux producteurs qui, très légitimement, se refusent à détruire leurs produits : les transformer ou fournir en produits frais les organismes de bienfaisance qui en manquent cruellement.

Car en effet, alors que le crise du COVID-19 continue de frapper durement les populations les plus démunies du territoire, les demandes auprès des banques alimentaires et autres paniers solidaires ne cessent d'augmenter. Alors que la Région Occitanie lance les premières étapes de son « Green New Deal » (voir notre article en p.3), les habitants sont donc conviés à faire part de leurs idées afin de contribuer à une meilleure gestion de la production alimentaire locale . Espérons que dans le panel de propositions, se retrouvera donc une suggestion de créations de structures destinées à supporter les producteurs dans la gestion de leurs « trop pleins » afin qu'ils ne soient pas gâchés et puissent contribuer à l'effort solidaire local.

Pour la consultation c'est par ici... https://jeparticipe.aude.fr/dialog/budget-participatif-2020

Tristan Geoffroy